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Histoire de l'adventisme en France (Seventh-day Adventist Encyclopedia)

L'article ci-dessous est traduit de « Seventh-day Adventist Encyclopedia », second edition, Review and Herald Publishing Association, 1996, p. 565-567 (avec l'aimable autorisation des éditeurs).

Des débuts en France méridionale
Le travail effectué par J. N. Andrews au sein des Suisse francophones, après qu’il soit arrivé des Etats-Unis en octobre 1874 fut le prélude de l’œuvre accomplie par l’adventisme en France. D. T. Bourdeau, venu lui aussi des Etats-Unis, rejoignit Andrews en Suisse en janvier 1876. Sa première tâche, dans un endroit qui fait maintenant partie de la France, débuta dans une région qui était territoire allemand jusqu’à la Première Guerre Mondiale. Au printemps 1876, avant même d’avoir lancé en Suisse, avec Andrews, le mensuel Les Signes des Temps, des exemplaires en furent envoyés en France et il se rendit pendant trois semaine en Alsace, alors partie de l’Allemagne. Il signala, dans le Review and Herald (47:181, 8 juin 1876) que « pendant que les frères Andrews et Aufranc faisaient des préparatifs pour le travail à accomplir à Bâle je me suis rendu au Ban de la Roche, en Alsace, à 120 km de là, et y ai passé quelques semaines à aider le frère Scheppler, venu en visite de l’Illinois et à donner suite aux brochures expédiées d’Amérique. »

Quand il quitta l’Alsace, six personnes avaient pris la décision d’observer le Sabbat. Pendant ce séjour, il se contenta de rencontrer des familles intéressées, mais il revint en Alsace pendant plus de dix jours au mois d’août pour y faire des prédications et baptiser quelques convertis.

En 1878, Bourdeau rapporta, dans le Review and Herald que des changements dans la sphère politique avaient rendu plus facile qu’auparavant la prédication et la distribution de brochures. Un évangélisateur bénévole de Valence, nommé Gabert, fit circuler des publications, vendit des abonnement aux Signes, et alla prêcher dans trois départements, à Crest (Drôme), à Beaufort (Isère), à Ouste (Hautes-Pyrénées), à Lyon, à Villefort (Aude) et en d’autres lieux. D. T. Bourdeau le rejoignit à St. Didier (Loire) quand il eut affaire à une forte opposition. L’évangélisation publique était alors handicapée par une loi française exigeant que les réunions de ce type soient tenues dans des bâtiments d’église.

En 1884, D. T. Bourdeau tient une série de réunions dans le petite village de Branges (Saône-et-Loire), y baptisa un certain nombre de gens et y mis sur pied une Église de 17 membres. Par la suite, il se rendit à Bastia, en Corse, où l’intérêt avait été éveillé par Les Signes des Temps et, après un mois de travail seulement, y établit une Église de 11 membres. Au milieu des années 1880, Jean-Pierre Badaut, récemment converti, s’occupait de vendre les publications adventistes en France. Vers 1890, l’intérêt des gens pour le message adventiste fut soulevé dans plusieurs autres villes et villages du sud de la France, en particulier à Nîmes, dans d’autres villes du département du Gard et à Lacaze (Tarn). En 1893 une École du Sabbat fut établie à Pierre-Ségade, près de Lacaze. En 1894 le travail débuté à Besançon et à Lyon. En 1897, l’œuvre comptait quatre travailleurs en France.

Vers 1888 Emery P. Auger, colporteur venu des Etats-Unis, avait essayé de vendre les publications de l’Église adventiste, mais ce ne fut qu’à partir de 1897, avec deux colporteurs en activité dans la région de Montbéliard et en Saône-et-Loire, que cette entreprise connut ses premiers succès. Au tournant du siècle, la France comptait trois pasteurs de plus : J. Curdy, T. Nussbaum et D. Lecoultre, tous originaires de Suisse. En 1900 L. P. Tièche reçut la responsabilité de l’œuvre en France Sud.Entrée en France NordLa capitale du pays n’était pas oubliée. Le rapport financier de la Fédération d’Europe centrale, avec pour date septembre 1899, mentionne un fond destiné à l’établissement d’une mission à Paris. Lors d’une réunion de cette Fédération, la même année, on s’engagea à fonder cette mission. En avril 1900 Paul Roth et son épouse vinrent à Paris, dans l’espoir de s’y établir comme soignants travaillant au domicile des gens. Deux colporteurs furent aussi envoyés là pour vendre Les Signes des Temps et un périodique sur la santé, Le Vulgarisateur , mais comme il était interdits d’accéder au domicile des gens, pour y faire leur travail, ils n’ont guère eu de réussite. Deux adventistes suisses, A. L. Meyrat et Arnold Roth, ont ouvert, à cette période, à clichy, une entreprise d’alimentation diététique appelée Pur-Aliment. Jean Vuilleumier, pasteur et rédacteur-en-chef de différents périodiques, prit une part active à ces débuts. Le 6 avril 1901, à la fin de la première Sainte Cène organisée à Paris, une Église fut mise sur pied. En 1902, quand fut organisée la Mission de l’Union franco-latine, avec B. G. Wilkinson comme président, J. Curdy fut nommé président de la Mission française. À l’automne 1902, Wilkinson vint s’installer à Paris et y mena, en 1902–1903, un cours d’étude de la Bible pour former des évangélisateurs français. Ces étudiants consacraient une partie de leur temps au porte à porte et à l’évangélisation interpersonnelle. Au 10 septembre 1902, on comptait en France (qui à l’époque ne comprenait pas l’Alsace-Lorraine) une dizaine d’Églises adventistes, riches de 130 membres en tout et au 31 décembre 1907, selon leStatistical Report , il y avait dans le pays 16 Églises et compagnies, pour 227 membres.La Fédération française
En 1907 la Mission française accéda au statut de fédération, avec comme président H. H. Dexter, des États-Unis. Mais à part la capitale, le nord du pays n’avait pas encore été touché par l’adventisme. Après la session de 1909 de l’Union latine, organisée à Vergèze, dans le département du Gard, un évangélisateur fut dépêché à Rouen et un autre à Lille. Paris était doté d’une organisation distincte, le District de Paris. Au début de l’année 1914, avant que n’éclate la Première Guerre Mondiale, il y avait en France 346 membres d’Église.
 Lors de la session tenue à Nîmes an août 1918, on réorganisa la fédération, avec Alfred Vaucher comme président, et quelques mois plus tard, à la fin de la guerre, la France comptait 439 membres. S’y ajoutèrent quelque 200 personnes lorsque l’Alsace-Lorraine fut rétrocédée à la France en 1919. La première Église adventiste de cette province y avait été établie à Mulhouse en 1901. D’autres furent implantées à Strassburg (1902), Metz (1907), Merlebach (1909) et Colmar (1910). Les Églises de ce territoire, appartenant jusque là à la Fédération d’Allemagne Sud, furent organisées en 1919 en tant que Fédération d’Alsace et de Lorraine, rattachée à l’Union latine. En 1923, la Fédération française fut scindée en deux, donnant naissance aux Fédérations de France Nord et de France Sud, la ligne séparatice correspondant approximativement au cours de la Loire. L’Alsace-Lorraine fut alors appelée Fédération de France Est.Union franco-belgeEn 1928 l’Union latine fut dissoute et on forma l’Union franco-belge, composée des trois fédérations françaises et de la Fédération belge. Oscar Meyer fut élu président de cette nouvelle structure, dont le siège fut installé à Paris. En 1949, une quatrième fédération, celle de France Sud-Ouest, fut mise sur pied avec 200 membres et son siège à Bordeaux. Dans l’ensemble, il y avait alors en France 57 Églises, comptant 2 500 membres. En 1968, on décidé de regrouper en deux fédérations les trois structures adventistes de France : la Fédération de France Nord, dirigée par André Matton et avec son siège à Paris et la Fédération de France Sud, dirigée par Élie Davy et avec son siège à Montpellier. La même année, le Luxembourg fut rattaché à la Fédération belge. La croissance numérique de l’Église de ces territoires prouva par la suite que cette réorganisation avait été une sage décision.

Églises et institutions en région parisienne
À l’époque de l’organisation de l’Union franco-belge en 1928, Paris avait une Église de quelque 120 membres. Il avait fallu 30 ans pour parvenir à ce nombre. En 1931, cette Église s’installa Boulevard de l’Hôpital, dans l’immeuble abritant déjà le siège de l’union. Après la Seconde Guerre Mondiale, quand les membres d’Église se trouvèrent à l’étroit dans ce bâtiment, une ancienne église anglicane fut achetée à Neuilly, faubourg résidentiel de Paris, et une partie de la congrégation y établit une nouvelle Église. D’autres furent aussi mises sur pied à Versailles et à la maison d’édition fonctionnant depuis 1922 à Dammarie-les-Lys, en Seine-et-Marne. Depuis 1965, six autres Églises ont été implantées en région parisienne, et quatre d’entre elles disposent de leur propre bâtiment de culte. La région parisienne comptait environ 1 500 membres en 1974.

Lors de l’indépendance de l’Algérie en 1962, de nombreux adventistes français qui y vivaient regagnèrent la métropole, la plupart d’entre eux s’installant dans la partie méridionale du pays.

Avant la Seconde Guerre Mondiale, la majeure partie des Églises adventistes se réunissaient dans des locaux de location, souvent mal adaptés au travail de l’Église. En 1960, de vastes plans furent établis pour l’érection d’églises et en décembre 1969, neuf nouvelles chapelles avaient été bâties.

Pendant des années, on a souhaité que le message adventiste soit proclamé en français sur les ondes. Enfin, Charles Gerber commença en mai 1947 des émissions hebdomadaires sur Radio Luxembourg ; à partir d’avril 1948, des conférences furent aussi transmises sur Radio Monte Carlo. En 1949, un studio d’enregistrement fut installé à Paris au siège de l’Église. Maurice Tièche présenta en 1950 des émissions éducatives sur la radio nationale française. Le studio parisien servit à produire des émissions en français et en d’autres langues, transmises surtout, jusque en 1968, sur Radio Luxembourg et sur Radio Monte Carlo, et dans les années 1970, sur ondes courtes depuis l’émetteur de Trans World Radio situé à Lisbonne. En 1993, six stations de radio présentaient en France le message adventiste.

Les cours d’étude de la Bible par correspondance ont débuté en France en 1948 ; ils sont déclinés actuellement en plusieurs programmes, proposés par l’Union franco-belge. Leur publicité est faite par radio et par des prospectus distribués par les membres d’Église. En France, la diffusion des publications de l’Église adventiste fait l’objet d’une solide promotion, comme il en est du travail des différents départements de l’Église, bénéficiant d’une atmosphère de liberté religieuse.

Extrait de l’article “France” de « Seventh-day Adventist Encyclopedia », second edition, Review and Herald Publishing Association, 1996, p. 565-567

Traduction : Claude Fivel-Démoret

Site de l’édteur :www.ReviewandHerald.com

En octobre cette année-là, il s’installa avec sa famille dans le sud de la France. Il alla prêcher en en divers endroits mais surtout à Valence, où 17 personnes furent baptisées. Face aux nombreuses restrictions imposées par les autorités ecclésiastiques, Bourdeau et Andrews se rendirent à Paris en mars 1877 pour demander au gouvernement la permission de travailler avec moins de contraintes. Bourdeau quitta la France en September 1877 pour se rendre en Suisse.

Dernière modification le vendredi, 04 octobre 2013 15:17
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